Djibouti, le 5 juin 2003
Au
Ministre de la Justice, Garde des Sceaux,
Chargé des Droits de l’Homme
Djibouti – République de Djibouti
Monsieur le Ministre,
Le 16 et 17 juin 2002, la Cour Criminelle du tribunal de Djibouti a
audiencier l’affaire du 7 décembre 2000, après 18 mois de Détention Arbitraire
à
Gabode d’un nombre très réduit de policiers de la
Force Nationale de Police .
En effet, le 17 juin 2002 le procès inique de 13 policiers de la F.N.P
ciblés et incarcérés pour complots et attentats, ce procès inique s’est terminé
par des
condamnations allant de 10 à 3 ans de
prison ferme
Il est de notre devoir de rappeler : que pratiquement tous les
témoins et membres de la FNP
-qui avaient, tous sans
exception, déclaré lors du procès, avoir participé aux opérations du 7 décembre
2000,
-qui ont directement
reconnu que leur participation active était consécutive à un ordre donné par le
Chef d’Etat Major et
-qui ont, de surcroît,
précisé : avoir exécuté les ordres directes, les ordres
incontestables du Général feu Yacin Yabeh, dans la matinée du 7 décembre 2000.
Ces condamnations ont été prononcées dans un procès relativement hâtif,
sans aucune preuve matérielle, sans même aucune référence des
enregistrements radio effectués, du moins,
par le Centre d’écoute des communications radio des Forces Armées, sans même
des photos à l’appui.
Ces rappels doivent permettre de mieux comprendre l’état d’esprit qui existait
à cette période très mouvementée.
Avec le recul, cet état d’esprit semble ne plus exister, le climat
d’ensemble semble plus serein, et il s’avère donc nécessaire de revoir la
situation de :
Ces policiers qui ont prouvé
durant leur fonction, une discipline exemplaire, qui ont constamment fait
preuve de sérieux, de dévouement et de fidélités à leur Corps de la Force Nationale de Police
(FNP) ;
Ces policiers qui ont exécuté que les ordres de leur Supérieur feu
Yacin Yabeh, Que
Dieu garde son âme en Paix ;
Ces policiers qui ont été condamnés lors d’un Procès inique à double vitesse,
lors d’un Procès qui s’était déroulé dans un climat politique très
agité, dans un climat politique aujourd’hui
heureusement assaini ;
Ces policiers doivent bénéficier d’une Révision du jugement inique et
injuste du 17 juin 2002, ou d’une Amnistie, ou d’une Grâce Amnistiante.
Compte tenu de l’état de
santé critique et alarmante du Capitaine
HOUSSEIN GUELDON et du Commandant AHMED ADEN FADEN
dit
« AHMED NASSER »
Compte tenu du climat serein
qui prévaut actuellement en République de Djibouti sur cette Affaire ;
Rappelant qu’il est de votre devoir, Monsieur le Ministre, en harmonie avec le Chef de l’Etat en tant que Premier Magistrat, de mettre fin à
l’application du jugement
du 17 juin 2002, sur cette Affaire ;
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) saisit le Ministre de la
Justice et Garde des Sceaux, et elle demande au MInistre de soumettre au
Premier Magistrat un projet de Décret Amnistiante en faveur des Policiers
encore incarcérés pour qu’ils puissent fêter avec les leurs le 27 juin 2003, le
jour de l’anniversaire de notre indépendance, le jour du 26ème
anniversaire de la République, qu’ils ont si courageusement servi.
Ci-après la liste des Policiers encore incarcérés.
Nom
1 DAHER HASSAN AHMED
2
AHMED ADEN FADEN dit
« AHMED NASSER »
3
HOUSSEIN GUELDON
4
MOHAMED MOUSSA GUEDID
5
ADEN ALI GUEDI
Avec nos sentiments
déférents et fraternels
M. NOEL ABDI
Jean-Paul