Le Président
NOTE D’INFORMATION
DU 1ER DECEMBRE 2005
APPEL POUR LES MILLIERS DE VICTIMES DES DECASEMENTS D’ARHIBA
LES DEFENSEURS DES DROITS DE L’HOMME
CRAIGNENT L’IRREPARABLE ;
Dés le début des opérations
brutales de décasements à Arhiba, la Ligue Djiboutienne des Droits
Humains (LDDH), conformément à sa mission de Prévention des Conflits
aura tout fait pour alerter les autorités djiboutiennes sur les dangers d’une
entreprise mal pensée.
Force est de regretter que
ses appels soient restés vains et suivis des débordements gravissimes.
Ainsi, au lendemain du 8ème
jour des décasements, la situation sur le terrain a brusquement dégénéré quand
les forces armées ont continué à détruire cette fois par le feu des armes les maigres restes
matériels de leurs forfaits.
A ce jour, le triste bilan,
d’une semaine d’opérations de démolitions et d’expulsions inhumaines (sans
aucune contrepartie) décidées en Haut lieu contre les habitants déjà
marginalisés d’Arhiba, se traduit par un lourd bilan de morts, blessés souvent
graves et des disparus.
L’intervention répressive du
mercredi 30 novembre 2005 c’est tristement soldée par 5 morts, (deux tués sur
le coup dont un adolescent, une femme qui allaitait son bébé est décédée à
l’hôpital, et deux cadavres retrouvés dans les égouts à côté du Dry Port non
loin d’Arhiba.) ;
Quant aux blessés, pour ceux
admis à l’Hôpital Peltier ils seraient au nombre de quinze et pour certains
aucun soin digne de ce nom ne serait jusqu’à présent dispensé.
Par ailleurs la LDDH a appris avec soulagement que cinq des personnes
arrêtées hier viennent finalement d’être libérées par la police
criminelle 24 heures après.
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) appelle les Autorités
Djiboutiennes à faire preuve d’un minimum de retenue en mettant fin aux
opérations de décasements sauvages ;
La LDDH dénonce le mépris inadmissible du gouvernement de la
République de
Djibouti face aux drames vécus par les populations décasés d’Arhiba II
condamnées à dormir à la belle étoile, (vieillards, femmes et enfants compris)
dans des conditions inhumaines et inacceptables et ce depuis plus d’une semaine
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains lance un Appel urgent à toutes les
bonnes volontés nationales et internationales afin qu’elles apportent aide et
assistance aux milliers des sans abris de la Cité d’Arhiba II.
Dans le cadre de la
prévention des conflits armés, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) exhorte les grandes
puissances des pays amis, militairement présentes en République de Djibouti, de
faire officiellement pression pour mettre fin dans notre pays à, de telles actions barbares
et criminelles qui ne peuvent que déclencher une guérilla urbaine très
dangereuse pour notre capitale, pour la stabilité de notre République et de notre
Région.
M. NOEL ABDI Jean-Paul