LA
LIGUE DJIBOUTIENNE DES DROITS HUMAINS
L.D.D.H
Djibouti,
le 1 Avril 2000
NOTE
D'INFORMATION
N°4/LDDH/2000
Fin décembre,
une épidémie s'était déclarée dans le
Nord de Djibouti. (aux confins de
l'Erythrée).
Le nord et l'ouest
du pays subissent, depuis 1991, les conséquences de la guerre civile
:
exactions, blocus sanitaire et alimentaire, et depuis cette date, aucune
Organisation de médecins n'a pu effectuer de mission d'aide d'urgence,
ni même de mission exploratoire. Ce blocus s'est renforcé en
1997, la pénurie alimentaire est devenue très grave et la
population civile extrêmement fragilisée.
Un accord de Paix
a été signé le 7 février 2000, entre le gouvernement
djiboutien et l'Opposition armée, et le retour d'Ahmed Dini le 29
mars 2000 devrait permettre et faciliter une intervention rapide dans le
domaine alimentaire, mais surtout en priorité dans l'aide médicale.
D'autant plus que depuis plusieurs mois, les pluies ne sont pas tombées
à l'intérieur du pays, et que les périodes de grande
chaleur arrivant, on craint donc une sécheresse grave, qui aurait
d'importantes conséquences sur une population affaiblie par la malnutrition
(anémies), les maladies et les épidémies (rougeole,
tuberculoses, paludisme, etc. ..). Il n'y a eu aucune campagne de vaccination
depuis 1993.
La
LIGUE DJIBOUTIENNE DES DROITS HUMAINS avait alerté l'Ambassade de
France et certaines Organisations Non Gouvernementales, mais sans résultat.
Nous avons, à maintes reprises, lancé des Appels aux Médecins
Sans Frontières (MSF) qui connaissent bien la République de
Djibouti.
La Ligue Djiboutienne
lance un appel urgent aux Organisations Internationales pour qu'une aide
sanitaire d'urgence soit effectuée pour ces populations sinistrées.
Pour
Mémoire
*L'antenne médicale
annoncée par le gouvernement à la RTD (TV) en décembre,
n'est toujours pas en place, alors qu'une dizaine d'antennes au moins seraient
nécessaires.
*Suite aux appels d'aide à la sécheresse, les populations
du Nord de Djibouti n'ont pas bénéficié de l'aide alimentaire
qui a été distribuée dans le reste du pays, et non
dans les zones de guerre.
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