Communiqué
de Presse n°22/LDDH du 25 septembre 2000
Il
n'y a rien à attendre, rien à espérer
La Liberté
d'expression, la Liberté d'information, la Liberté d'être
informé, la Liberté de Presse, la Liberté de communication,
ici
La Liberté n'existe point. C'est encore un rêve
en République de Djibouti.
La République
de Djibouti est verrouillée, tant par la Presse et les Ondes
nationales, que par les Agences et les Ondes Internationales.
La Ligue Djiboutienne
des Droits Humains (LDDH) en est consciente et s'élève
avec vigueur contre ce verrouillage des Droits fondamentaux sur la Liberté
de Communication.
La LDDH, parmi
tant d'autres, en reste, est victime de ce verrouillage qu'on est en
droit de considérer comme une grande et inadmissible entrave
aux Droits fondamentaux, à la Constitution nationale du 4 septembre
1992, à la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme,
en somme au respect de la personne humaine.
Le 3 août
2000 le journal gouvernemental " La Nation " a diffusé
un article intitulé. : " District de Tadjourah - Intox et
la Désinformation "
Le 6 août
2000, la LDDH a déposé un Droit de Réponse auprès
de la Secrétaire de la Direction de " La Nation ".
Après avoir constaté le refus de la Direction de publier
ce Droit de Réponse conformément aux articles n°67,68,69,70
de la loi relative à la Liberté de Communication n°2/AN/92/2el
du 15 septembre 1992. La Ligue Djiboutienne des Droits Humains n'a pas
manqué de saisir le Parquet du Tribunal le 3 septembre 2000,
et ce dossier est encore entre les mains du Parquet de Djibouti.
La LDDH suppose que la lenteur du Parquet provient probablement du fait
que le Directeur de Publication pénalement responsable de cette
diffusion M. Amin Mohamed Robleh est cumulativement Secrétaire
Général à l'Information, donc pratiquement "
intouchable "
Il est inconcevable
et illégal qu'un Secrétaire Général à
l'Information qui, en principe, doit être le garant de la bonne
application des Textes réglementant la profession des Journalistes
ainsi que le respect de la Constitution et les Lois sur la Communication,
soit, en même temps, le Directeur de Publication d'un organe de
Presse . On ne peut être à la fois juge et partie.
La LDDH ose
affirmer que la nouvelle ligne politique adoptée par le nouveau
Chef de l'Etat depuis avril 1999 est tout simplement la continuité
de l'ancienne ligne politique à caractère dictatorial
de l'ancien Président Hassan Gouled Aptidon.
Un an et demi
après la nouvelle investiture, le peuple djiboutien constate
malheureusement que les méthodes dictatoriales règnent
encore en République de Djibouti, et que franchement, il n'y
a rien à attendre, vraiment rien à espérer.
La LDDH reste
inquiète de la complicité des Agences d'Information internationales
à savoir : Reuter, AFP , BBC French Section et surtout Somali
Section ainsi que RFI qui continuent depuis plusieurs années
à s'alimenter en informations auprès de quatre journalistes
fonctionnaires que nous considérons comme membres actifs auprès
de la cellule Présidentielle de Propagandes et d'Informations.
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