L'exultation
populaire et l'espoir qui ont suivi la signature de l'Accord Cadre
entérinant de surcroît la cessation des hostilités entre le Gouvernement
et le FRUD risque de s'estomper face encore à la multiplication
des mesures de restrictions, notamment contre les populations civiles
à Tadjourah, où l'Armée Gouvernementale procède sciemment ces derniers
temps au maintien des barrages à la sortie de la ville.
Ces
mesures coercitives visent essentiellement la libre circulation
des biens et des personnes où les individus sont soumis parfois
à des pratiques d'asservissements comme le couvre-feu et la pose
d'empreintes ainsi que les obstructions aux Droits d'Aller et Venir
dans son propre terroir.
Ce
spectre de désolation générale, loin d'atténuer les souffrances
quotidiennes de nos concitoyens laisse entrevoir l'émergence des
difficultés subsidiaires pour une population déjà traumatisée par
les affres de la guerre civile.
Par
ailleurs, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), suit
attentivement l'évolution de la situation au Sud du pays où de plus
en plus des cas impaludés sont répertoriés et toujours sans assistance
médicale décente.
La
LDDH s'élève vigoureusement contre ces abus inqualifiables et insupportables
qui deviennent quotidiens contre nos populations civiles dans ce
contexte de Paix relative et demande incessamment une aide d'urgence
tant nationale, qu'internationale.