LIGUE
DJIBOUTIENNE DES DROITS HUMAINS
L.D.D.H
Le Président NOEL ABDI Jean-Paul
SIEGE Q.V. BOULEVARD DE GAULLE
BUR TEL (fax) : (253) 35 78 04
DOM TEL (fax) : (253) 35 80 07
B.P. : 74 - DJIBOUTI - RDD
e-mail : noel_lddh@yahoo.fr
http://www.lddh-djibouti.org
COMMUNIQUE DE PRESSE N°/13/01/LDDH
DU 17/MAI/2001
AFFAIRE :Général Yacin
Yabet et consorts .
AFFAIRE : de prisonniers politiques
Prolongation du délai de détention provisoire non motivée
Plus de cinq mois de détention, ça suffit !
Le 22 avril 01 et après plusieurs démarches ,la Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (L.D.D.H) a pu obtenir l'autorisation
de rendre visite aux prisonniers de la Force Nationale de Police (FNP).
Le vendredi 27 avril 01 le représentant de la LDDH s'est rendu
à la prison de Gabode pour connaître enfin les véritables
conditions de détention de ces policiers prisonniers .
Deux officiers (deux lieutenants) se trouvant dans un véhicule
tout terrain garé à proximité de la grande porte
de la prison ,sont descendus de leur véhicule et demandèrent
au représentant de la LDDH : " le but de sa visite ",après
avoir remis l'autorisation du Parquet , l'un des officier l'a informé
: " que seul le chef d'Etat major de la FNP le Colonel Ali Hassan
peut accorder une autorisation pour ces prisonniers policiers ".
Après avoir réussi à contacter le Colonel Ali
Hassan et malgré des promesses le représentant de la
LDDH n'arrive pas à obtenir cette autorisation .
Le Président de la LDDH ayant voulu informer le Ministre de
la Justice chargé des Droits de l'Homme , ce dernier a spontanément
répondu : " ces affaires privés ne me concernent
pas "
Compte tenu de ce refus , des conditions de détention semblables
voir pire que celles qu'avaient connu certains hommes politiques ,
la LDDH ne peut que considérer ces prisonniers détenus
depuis l'affaire du 7 décembre 2000 , comme des prisonniers
politiques
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) sidérée
vient d'apprendre que la situation carcérale s'est durcie et
que les conditions et les pressions sur les familles de ces prisonniers
politiques sont de plus en plus humiliantes et inacceptables .
Il semble ,que depuis trois mois dans l'Affaire du 7/12/00 , le dossier
du Juge d'Instruction est pratiquement clos, seul reste des décisions
supérieures avant que la Cour Criminelle soit saisie .
La LDDH constate que depuis un mois ,la prolongation de la période
de la détention paraît très abusive et que les
sévères conditions de détention doivent être
considérées comme une réelle forme de tortures
intolérables
La LDDH lance un Appel pressant à tous les membres de l'Organisation
Mondiale Contre la Torture, et leur demande de se saisir du dossier
de ces prisonniers torturés, afin d'entamer des actions positives
auprès des Autorités djiboutiennes .