COMMUNIQUE DE
PRESSE N°2/LDDH du 7 février 2001
Jour
pour jour, un an après
Faut-il
enterrer l'Accord - Cadre de Paris du 7 février 2000 ?
Faut-il garder encore une lueur d'espoir ?
Que faire, sans calendrier, sans date butoir ?
Un an après la signature courageuse entre le Frud et le Gouvernement,
après un an d'espoir populaire suite à l'ouverture d'une
négociation pour une Paix Juste, Globale et Durable, après
une année de black-out sur le déroulement de ces négociations
en vue d'une ouverture irréversible vers la Démocratie,
l'Etat de Droit et la bonne gouvernance, aujourd'hui la Ligue Djiboutienne
des Droits Humains (LDDH) a peur pour son peuple, les populations de
la République ont peur pour leur avenir.
La Ligue Djiboutienne
des Droits de l'Homme (LDDH) a été et reste toujours en
alerte pour la prévention de tout conflit armé interne.
La LDDH est
profondément convaincue, que des opérations héliportées,
des coups de commandos éclairs, des opérations militaires
de grande envergue n'ont servi à rien, ne servent à rien,
ne serviront à rien. Les premières victimes de ces conflits
armés sanglants entre frères d'une même patrie,
sont inéluctablement, inévitablement nos populations civiles,
nos populations les plus fragilisées à savoir nos vieillards,
nos femmes et nos enfants.
La Ligue Djiboutienne
des Droits Humains (LDDH) dès sa déclaration officielle
auprès du Ministère de l'Intérieur le 9 mai 1999,
par des Communiqués de Presse et des Notes d'Informations médiatisés,
n'a pas ménagé ses efforts pour :
1°) Dénoncer
les exactions à l'encontre de nos populations du Nord et
l'Ouest.
2°) Dénoncer les exécutions extra-judiciaires tout
en exigeant des
enquêtes judiciaires indépendantes.
3°) Lancer
des appels pressants pour la Paix et la Réconciliation et ce,
dès août 1999. Le dernier Appel en date du 7 janvier 2000,
soit un mois avant jour pour jour de la date de signature de l'Accord
Cadre de Paris pour l'ouverture des négociations, du cessez -
le - feu, et de la libération des prisonniers détenus
dans les deux camps .
4°) Assister
et suivre tous les prisonniers politiques.
5°) Défendre
les Libertés fondamentales notamment les Droits
syndicaux, les Droits de la liberté d'Expression, d'Opinion de
la
liberté de la Presse, les Droits de l'Opposition, conformément
à la
Constitution djiboutienne et à la Déclaration Universelle
des Droits de
l'Homme.
La LDDH est
consciente que le FRUD a le fusil et que le Gouvernement a le fusil,
les chars, les hélicoptères et aussi le Pouvoir.
La LDDH demande
expressément au Gouvernement :
1°) de mettre
en application ses engagements avec la signature de
l'Accord-Cadre,
2°) de prendre des mesures courageuses, car toutes négociations
nécessitent forcément des concessions. Les concessions
pour la Paix civile, les concessions pour la réconciliation nationale
doivent, d'une manière impérative, se réaliser
concrètement et rapidement dans l'intérêt supérieur
de notre peuple.
Ligue Djiboutienne
Des Droits Humains
(LDDH)
Le Président
Jean Paul
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