COMMUNIQUE
DE PRESSE N° 10/01/LDDH
DU 1 MAI 2001
Le
régime bafoue le droit des travailleurs
et n'applique pas conventions 87 et 98,
pourtant ratifiées avec l'OIT
Ce mardi 1er mai 01, journée d'Histoire et de Mémoire
pour les Travailleurs du monde entier se devait d'être commémorée
en toute liberté et avec les fastes qui sied à un tel
événement.
Notre pays constitue,
peut-être une exception à cette règle, en ce que
les autorités politiques vont jusqu'à réitérer
leurs interdictions de toute commémoration de cette nature par
les travailleurs.
L'Intersyndical
UDT/UGTD avait appelé ce matin à un rassemblement des
travailleurs sur la place Gachamaleh en plein quartier populaire, compte
tenu du fait que la bourse de travail demeure confisqué sur ordre
du gouvernement depuis plus de deux ans et en dépit des pressions
nationales et internationales notamment les recommandations du BIT.
Pour le gouvernement
djiboutien mis à l'index partout dans le monde pour les graves
atteintes aux libertés en général et à l'exercice
libre du syndicalisme en particulier, concéder, ne serait-ce
la commémoration d'un 1er mai aux travailleurs n'est pas à
l'ordre du jour de la mentalité des autorités djiboutiennes.
Dans ces conditions,
ce qui vient de se reproduire puisqu'on en est à la troisième
interdiction d'une telle commémoration ne témoigne -t-elle
pas de la voie résolument dictatoriale de ce régime qui
quémande et reprime.
Dans un tel contexte
:
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)
1) Déplore
l'entêtement du gouvernement djiboutien à l'égard
de l'ensemble des Travailleurs et des droits syndicaux.
2) Elle appelle
à l'effectivité d'un Etat de Droit, à l'instauration
d'une Justice
totalement indépendante, du strict respect de la Constitution
en particulier
les Droits de la personne humaine.
3) Demande au gouvernement
de mettre en application rapidement et à appliquer scrupuleusement
les Conventions 87, 98 ratifiées, de l'Organisation Internationale
du Travail (OIT).
Saisit la Communauté
Nationale et Internationale, tous les bailleurs de fonds et autres Institutions
financières et demande de conditionner leurs aides et / ou leur
soutien, et / ou leurs prêts financiers au gouvernement djiboutien,
tant qu'il ne tiendra pas compte, qu'il ne respectera pas les droits
syndicaux et les droits fondamentaux de la personne humaine, ainsi que
la réinsertion et le rétablissement de la totalité
de leurs salaires depuis la date de l'éviction des travailleurs
syndiqués.
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