L.D.D.H.
Ligue Djiboutienne des Droits humains

Le Président NOËL ABDI Jean Paul
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B.P. 74 DJIBOUTI
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BUR TEL : 253 357804

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COMMUNIQUE DE PRESSE N° 10/01/LDDH

DU 1 MAI 2001

Le régime bafoue le droit des travailleurs
et n'applique pas conventions 87 et 98,
pourtant ratifiées avec l'OIT


Ce mardi 1er mai 01, journée d'Histoire et de Mémoire pour les Travailleurs du monde entier se devait d'être commémorée en toute liberté et avec les fastes qui sied à un tel événement.

Notre pays constitue, peut-être une exception à cette règle, en ce que les autorités politiques vont jusqu'à réitérer leurs interdictions de toute commémoration de cette nature par les travailleurs.

L'Intersyndical UDT/UGTD avait appelé ce matin à un rassemblement des travailleurs sur la place Gachamaleh en plein quartier populaire, compte tenu du fait que la bourse de travail demeure confisqué sur ordre du gouvernement depuis plus de deux ans et en dépit des pressions nationales et internationales notamment les recommandations du BIT.

Pour le gouvernement djiboutien mis à l'index partout dans le monde pour les graves atteintes aux libertés en général et à l'exercice libre du syndicalisme en particulier, concéder, ne serait-ce la commémoration d'un 1er mai aux travailleurs n'est pas à l'ordre du jour de la mentalité des autorités djiboutiennes.

Dans ces conditions, ce qui vient de se reproduire puisqu'on en est à la troisième interdiction d'une telle commémoration ne témoigne -t-elle pas de la voie résolument dictatoriale de ce régime qui quémande et reprime.

Dans un tel contexte :


La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)

1) Déplore l'entêtement du gouvernement djiboutien à l'égard de l'ensemble des Travailleurs et des droits syndicaux.

2) Elle appelle à l'effectivité d'un Etat de Droit, à l'instauration d'une Justice
totalement indépendante, du strict respect de la Constitution en particulier
les Droits de la personne humaine.

3) Demande au gouvernement de mettre en application rapidement et à appliquer scrupuleusement les Conventions 87, 98 ratifiées, de l'Organisation Internationale du Travail (OIT).

Saisit la Communauté Nationale et Internationale, tous les bailleurs de fonds et autres Institutions financières et demande de conditionner leurs aides et / ou leur soutien, et / ou leurs prêts financiers au gouvernement djiboutien, tant qu'il ne tiendra pas compte, qu'il ne respectera pas les droits syndicaux et les droits fondamentaux de la personne humaine, ainsi que la réinsertion et le rétablissement de la totalité de leurs salaires depuis la date de l'éviction des travailleurs syndiqués.

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