LIGUE
DJIBOUTIENNE DES DROITS HUMAINS (LDDH)
Droit
de Réponse n° 1/ LDDH/ 2000
Conformément
au chapitre IX du droit de réponse, en particulier les articles
67, 68, 69, 70 de la Loi relative à la liberté de Communication
n°2/AN/92/2eL du 15 septembre 1992. La Ligue Djiboutienne des Droits
Humains (LDDH) demande au Directeur de publication et au Rédacteur
en chef du journal " La Nation " de bien vouloir publier le
Droit de Réponse sur l'article de " La Nation " du
3 août 2000 page 4-District de Tadjourah, ci-après
Droit
de réponse
Ligue Djiboutienne des Droits Humains
Nous connaissons parfaitement le côté stupide, et vulgaire
des écrits qu'il nous a adressé, lorsqu'on lui avait confié
l'intérim du Secrétaire général du Ministère
de l'Intérieur. Se rappelant des souffrances et de la douleur
psychique qui avait dû l'affecter, nous avions décidé
à ne pas lui répondre afin de ne pas ébranler la
décision de silence prise.
Le Commissaire de la République, M. Dini Mohamed Bourhan dans
un document non signé publié dans " La Nation "
est tendancieux, faux dans ses affirmations.
1°) " illégalité et clandestinité "
Le
9 mai 1999 notre Organisation à caractère humanitaire
a déclaré officiellement sa création auprès
du Ministère de l'Intérieur.
Le
4 Juin 1999, la LDDH a remis tous ses documents en informant en même
temps son entière disponibilité auprès du Ministère
de la Justice chargée des Droits de l'Homme.
C'est
dans ce cadre légal que notre combat continue pour le respect
des Droits fondamentaux en République de Djibouti.
Nos
activités sont essentiellement publiques, notre siège
social connu, notre crédibilité et notre courage appréciés.
Affiliés
à la Fédération Internationale des Droits de l'Homme.
Nous
avons le titre d'observateur à la Commission Africaine des Droits
de l'Homme et des Peuples.
Nous
avons d'excellentes relations avec International Republican Institut
de Washington.
2°)
Compte rendu de notre tournée.
C'est par Note d'Information n°20 du 25 Juillet que nous avons établi
notre compte - rendu et non pas par Communiqué.
Ci-après
deux passages de cette Note
Après une visite de courtoisie auprès du Commissaire de
la République de Tadjourah, ce dernier nous a, à maintes
reprises dit qu'on pouvait visiter l'Intérieur et se rendre jusqu'aux
frontières. Ce qui nous a réconforté.
Le
Commissaire Dini a confondu la voix de Mme Kimberly avec celle d'un
homme membre de la Ligue sur la question concernant la visite de Bankoualé.
Il
est à signaler que toutes les barrages de contrôle, que
nous avons franchie étaient libres sauf à l'entrée
d'Ali-Sabieh
La
Nation du 3 août 2000
Page 4 - District de Tadjourah
DISTRICT
DE TADJOURAH
Contre l'intox et la désinformation
Le commissaire de la République, chef du District de Tadjourah
M. Dini Mohamed Bourhan, dans un document qu'il nous a fait parvenir,
s'indigne des propos publiés dans le communiqué n°
20 du 15 juillet dernier d'une organisation " illégale et
clandestine " dénommée la Ligue Djiboutienne des
Droits Humains, " propos assortis de la signature d'un maître
de l'art de la désinformation " précise le commissaire.
L'objectif de cet individu mal intentionné est de discréditer
l'image et le rayonnement de notre pays auprès de la communauté
internationale poursuit M. Dini Mohamed Bourhan.
Il est navrant et regrettable écrit le commissaire que ce spécialiste
de la zizanie ait eu l'outrecuidance de publier des insanités
sur des prétendues affaires d'harcèlements sexuelles dont
feraient l'objet des femmes et des jeunes filles de la part des hommes
en uniforme dans la région de Boli ainsi que de l'existence de
barrages de contrôle qui entraveraient la circulation des biens
et des personnes.
Revenant sur les circonstances de leur visite, le Commissaire note qu'ils
étaient accompagnés d'une américaine nommée
Kimberly Mahlin Clark de l'International Republican Institute.
"
Dès nos échanges de civilités ", rapporte
le commissaire, " Mme Kimberly a bien voulu me demander si il était
possible de se rendre dans la région de Bankoualé
et
dans la ville de Randa ". Et le commissaire de lui répondre
qu'elle pourrait circuler sans tracasseries jusqu'à la frontière.
"
Il échoit à Mme Kimberly ressortissante d'un pays de liberté
et de démocratie ou la droiture et la franchise sont des vertus
inviolable auxquelles sont soumis de respecter durant leur existence
de rétablir la vérité contre la campagne de dénigrement
et les propos nuisibles orchestrés par ses compagnons de voyage
", fait observer le commissaire du District de Tadjourah.
Il ajoute par ailleurs qu'il serait préférable que Mme
Kimberly témoin occulaire de l'inexistence de barrages de contrôle
et de la libre circulation des biens et des personnes puissent éviter
de se faire induire en erreur dans l'avenir par des allégations
de prétendus défenseurs de droits humains.
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