L.D.D.H.
Ligue Djiboutienne des Droits humains

Le Président NOËL ABDI Jean Paul
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2/12 LIGUE DJIBOUTIENNE DES DROITS HUMAINS
L.D.D.H
Le Président NOEL ABDI Jean-Paul
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Réf. : LI n°47/LDDH/2000

Djibouti, le 2 décembre 2000


Objet :
Demande d'autorisation pour la réalisation de SKETCHES
et des chansons pour accompagner les processus pour la Paix.


A

Monsieur le Ministre de l'Intérieur
et de la Décentralisation


Monsieur le Ministre,


J'avais agréablement apprécié vos propos lors de ma première et dernière visite dans votre bureau et je vous l'ai écrit dans ma lettre n°29 du 26 août 2000. Cette lettre ainsi que la lettre au Commissaire de la République n°20 du 18 juillet 2000 sont reproduits intégralement, ci-après.

Donc, à l'issue de ce premier contact, j'avais cru comprendre que vous étiez disposé à nous accorder votre accord pour la réalisation du théâtre de rue en vue d'accompagner par des sketches et des chansons, la Paix que la Ligue Djiboutienne des Droits Humains avait tant souhaité, tant exigé par des Appels à la Paix. Appels que nous avons lancé d'une manière continue et répétitive.

D'accompagner par la Formation, par des prises de conscience, les valeurs de la Paix à travers des Sketches et des chansons dans nos deux langues maternelles, d'accompagner la volonté de la Paix que vous avez, vous Monsieur le Ministre, entamée avec le Président Ahmed Dini par le biais des Commissions Techniques Frud - Gouvernement.

Effectivement, j'avais cru comprendre que vous étiez disposé à nous accorder votre accord en chargeant devant moi, votre Secrétaire Général M. Hassan Omar de vite régulariser cette situation.

Cela fait maintenant 3 mois et des poussières, que je grimpe les escaliers de votre Ministère, pour me pointer au moins trois fois par semaine dans le bureau du Secrétaire Général.

Mais actuellement, j'ai l'impression d'avoir été berné et que ces aller et retour avaient, peut être, des objectifs que je n'arrive pas, jusqu'à présent, à expliquer, dont je n'arrive pas à saisir les véritables intentions, le résultat escompté. J'ose espérer me tromper sur ces simples impressions.

Il est clair que Monsieur le Secrétaire Général du Ministère de l'Intérieur a été toujours courtois, toujours très amical. Il lui est même arrivé à me confier les clefs de son bureau pour l'attendre, alors qu'il se rendait à une réunion, ce qui m'a vachement réconforté.

Toutefois, Monsieur le Ministre, je constate depuis un certain temps l'absence de votre Secrétaire Général et le net refus (jeudi dernier) de votre Secrétariat particulier d'obtenir un rendez-vous pour vous voir, afin d'être fixé sur la possibilité à réaliser des Sketches et des chansons pour accompagner les processus vers la Paix dans le cadre du théâtre de la rue, sur la possibilité de concrétiser ce projet de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains et dont le financement a été retenu par l'Institut Republican International (IRI) de Washington.

Je vous serais reconnaissant, et sais que vous ne faillez jamais, que très rapidement vous m'indiquerez la suite que vous comptez réserver à cette demande d'autorisation, que nous renouvelons encore, par écrit.


Avec mes sentiments déférents

 

Nota Bene
Je tiens, Monsieur le Ministre, à vous témoigner mon intérêt à votre intervention en faveur de la Justice et du Droit Coutumiers, lors des travaux à l'Atelier A des Etats Généraux de la Justice du 11 au 15 novembre 2000. Travaux pour lesquels les membres de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains n'avaient pas ménagé leur efforts en apportant leur contribution constructive, d'ailleurs très applaudie par les participants

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COPIE 1

LI n°29 du 26 août 2000.

 

Monsieur le Ministre,


C'était un honneur pour moi de vous avoir rendu visite dans votre bureau et je tiens à vous témoigner mes remerciements.

J'ai agréablement apprécié votre style direct ainsi que les conseils que vous m'avez suggérés.

C'est dans cet esprit, qu'il me paraît nécessaire de vous confirmer par écrit les propos que j'avais tenu en présence du Secrétaire Général de votre Ministère dans votre bureau le jeudi 24 août 2000.

Juste après les dernières élections présidentielles, j'ai décidé pour des raisons de convictions personnelles de consacrer et d'orienter mes activités vers les domaines de l'humanitaire.

C'est ainsi que le 4 mai 1999 nous avons créé la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) et en présence d'un huissier nous avons dressé un procès-verbal contenant les noms des membres du Conseil d'Administration.

Dès le lendemain de mon élection à la Présidence de la LDDH, j'ai remis une lettre de démission le 5 mai 1999 au Président du Groupe pour la Démocratie et la République (G.D.R.) M. Moumin Bahdon Farah de toutes mes responsabilités au
sein du G.D.R et immédiatement après au Président de l'Opposition Djiboutienne Unifiée (O.D.U) M Moussa Ahmed Idriss de toutes mes responsabilités au sein de l'O.D.U.

En effet, je considère qu'il y a incompétence entre mes responsabilités en tant que Président de la LDDH et mes responsabilités au sein d'un Parti (qu'il soit de l'Opposition ou non) et ceci par principe et par souci du respect de l'éthique.

Actuellement grâce à cette indépendance acquise dès le début, il m'est plus facile de travailler librement pour le respect des droits fondamentaux, notamment les droits de l'Opposition.

C'est dans ce cadre que nous défendrons par tous les moyens possibles, tous les citoyens victimes de l'injustice.

Nous ne manquerons pas de participer à la formation, à l'information et de soutenir toutes les actions positives du gouvernement en faveur d'un Etat de Droit et d'une réelle Démocratie avec une Justice totalement indépendante. Voilà grosso-modo notre ligne de conduite.

Depuis le 4 juin 1999, nos relations avec le Ministère de la Justice chargé des Droits de l'Homme sont régulières et étroites. Nous les tenons régulièrement informés de nos activités et sommes toujours à leur disposition. Nous sommes persuadés et (nous préparons des dossiers dans ce sens), que notre participation prochaine aux travaux des Etats Généraux de la Justice sera couronnée de propositions positives et actuelles.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains avait, dès le mois d'août 1999, lancé des Appels pressants pour la Paix et l'ouverture des négociations afin de mettre fin à cette guerre fratricide. Notre dernier Appel a été émis le 7 janvier 2000. Le 7 février 2000, soit un mois après, l'Accord Cadre entre le Gouvernement et le Frud a été signé.

Afin de mieux accompagner les négociations pour que la Paix soit juste, globale et définitive, nous avons décidé de participer activement par le biais de la formation et l'éducation pour une culture de la Paix.

Grâce à l'International Republican Institute (IRI) nous avons pu obtenir un soutien moral, technique et financier et nous avons pu programmer un projet du " théâtre de la rue " sur la culture de la Paix.

Ce " théâtre de la rue " ne peut que renforcer les négociations pour la Paix co-présidées par le Ministre de l'Intérieur M. Abdallah A. Miguil et le Président du Frud M. Ahmed Dini.

Afin d'éviter toutes suspicions nous avions confié la composition de ce " théâtre de la rue " à des acteurs-compositeurs proches du gouvernement et qui paraissent régulièrement à la télévision, au lieu par exemple, d'un acteur-compositeur proche de l'Opposition, qui aurait pu avoir le marché de cette composition du fait de sa popularité.

Monsieur le Ministre, nous profitons de cette occasion pour vous demander de bien vouloir donner votre aval à la demande d'autorisation que nous avons adressée au Commissaire de la République le 18 juillet 2000 , afin de nous permettre de réaliser dans les meilleures délais la première représentation, car l'accompagnement pour la Paix nécessite une longue formation, et doit en principe épauler la réalisation concrète des accords que vous allez bientôt signer.

Quant au problème du récépissé, il est à souligner que lors de la déclaration officielle de création de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) le 9 mai 1999, les imprimés servant de récépissé étaient épuisés et le Ministère de l'Intérieur était dans l'impossibilité de nous le fournir.

Tout en vous remerciant, encore une fois, de votre compréhension, je vous prie d'agréer, Monsieur Ministre, l'expression de ma haute considération ".

 

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COPIE 2

LI n°20 du 18 juillet 2000.

" Monsieur le Commissaire de la République,


Dans le cadre de l'accompagnement de l'important processus en cours, à savoir :

La Paix, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), avait décidé d'étudier avec le soutien de International Republican Institute (IRI) aux Etats-Unis, les possibilités à réaliser des sketches à travers le " Théâtre de la rue ", afin de sensibiliser dans un premier stade les populations de la capitale de la nécessité urgente à comprendre à suivre la Paix et les amener à comprendre par une formation à travers le théâtre que la Paix commence par le foyer, que la Paix est essentiellement basée sur le respect d'Autrui.

Monsieur le Commissaire de la République, ceci représente grosso-modo l'ambition même de ce théâtre de la rue, et notre souhait et celui de continuer à développer cette méthode de communication dans l'unique but de participer activement à la formation dans le domaine de la promotion des Droits de l'Homme.

C'est dans cet esprit, que nous vous demandons de bien vouloir accorder votre autorisation pour la réalisation des sketches à travers le théâtre de la rue. La première représentation sera programmée pour le début du mois prochain. Nous sommes à votre entière disposition pour que ces réalisations théâtrales soient un réel succès.

Nous tenons à vous témoigner par écrit, notre agréable satisfaction aux déroulements des festivités populaires que vous avez organisé à l'occasion de la fête du 27 Juin.

Dans l'attente d'une réponse, je vous prie de croire, Monsieur le Commissaire de la République à l'expression de mes sentiments déférents ".

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