L.D.D.H.
Ligue Djiboutienne des Droits humains

Le Président NOËL ABDI Jean Paul
SIÈGE Q. V. BOULEVARD de Gaulle
B.P. 74 DJIBOUTI
DOM TEL : 253 358 007
BUR TEL : 253 357804

E-mail : noel_lddh@yahoo.fr
Site : http://www.lddh-djibouti.org

Retour au menu 'LDDH'

LIGUE DJIBOUTIENNE DES DROITS HUMAINS
L.D.D.H
Le Président NOEL ABDI Jean Paul

NOTE D'INFORMATION N°15 du 28 Juin 2000

Ont pris fin, le 28 Juin 2000, les quatre jours de deuil, de recueillement et de prières observés par la famille et les proches de DAHER GUEDI FOURREH- Que Dieu garde son âme en paix.-

Daher Guedi Fourreh a été abattu par balle par des éléments de Force de Police samedi 24 Juin 2000 au environ de 6 heures du matin et à proximité du Parc à bétail de Balbala.

Alerté, par la tante paternelle, Mme Moumin Bahdon Farah née Basra Fourreh, nous nous sommes rendus immédiatement à Balbala. On nous a tout de suite indiqué le lit sur lequel le défunt a été abattu, et informé que la Police a évacué le corps sur l'hôpital Peltier.

Nous avons tout de suite fait demi-tour et nous avons pu assister à la fin de l'examen médical par le Docteur Beaumont et en présence de la Police de la Brigade criminelle de la FNP. Nous avons constaté que la balle avait pénétré par les aisselles puis ressortie par la clavicule et s'est enfoncée dans le crâne avec mort instantanée.

Le Docteur Beaumont nous a remis le certificat médical. J'ai demandé au Docteur Beaumont si la victime était debout ou allongée ? Le Docteur Beanmont m'a répondu : " certainement allongé ".

" Justice et Lumière ". Nous pensons qu'il ne s'agit pas dans ce cas d'une exécution extrajudiciaire, mais probablement qu'il s'agit d'une grave bavure policière entraînant : un homicide volontaire. Nous sommes persuadés, que la Police judiciaire ainsi que le Parquet mèneront et feront, leur enquête sans interférence aucune et que ce dossier ne va pas échouer comme parmi tant d'autres dans " le tiroir des dossiers à classer ".

La LDDH suivra avec vigilance et beaucoup d'attention les différentes étapes et évolutions de ce dossier pénal dans le strict intérêt d'encourager l'application d'une réelle justice.

Nous avons remarqué que l'état de santé de M.Moumin Bahdon Farah est très inquiétant et nécessite rapidement un " Check Up " sanitaire dans un centre hospitalier spécialisé. Cet état de santé inquiétant ne peut que s'aggraver avec l'amplification des stress. Il est temps au Parquet de " dépoussièrer la plainte " de Moumin Bahdon Farah.

Plainte qu'il avait déposé, après que la Police de l'Aéroport (PAF) sans aucune justification verbale ou écrite s'était accaparée de son passeport lui interdisant par là à prendre l'avion et d'effectuer une visite médicale programmée qui avait été fixée par le médecin, qui l'avait opéré et qui suivait son dossier médical. (C'était en septembre 1997) Il est temps au Parquet de " dépoussièrer cette plainte " ou tout au moins d'ordonner la restitution pure et simple du passeport de Monsieur Moumin Bahdon Farah afin de lui permettre de se rendre rapidement au centre hospitalier spécialisé et être fixé sur son état de santé.

Il y a urgence, et il faut en tenir compte, faute de quoi, la responsabilité de ce refus de restituer rapidement le passeport de M. Moumin Bahdon (passeport ordinaire = propriété privé garantie par la Constitution du 4 septembre 1992) incombera inéluctablement et au premier lieu au chef du Gouvernement, car il s'agira alors d'une tentative constante et continue " d'assassinat physique " à l'encontre de M.Moumin Bahdon Farah.

C'est avec une excellente oreille, que nous avons écouté le discours du Chef de l'Etat à l'occasion du 23 ème anniversaires de notre Indépendance. La LDDH ose espérer et croire à des nouvelles politiques de dialogues, de consensus, de respect des droits de la personne humaine, de la Démocratie, de l'Etat de Droit et d'une Justice totalement indépendante, et non plus, celles de la confrontation, du harcèlement sous toutes ses formes.

La LDDH déclare, toujours et encore, être à la disposition du Ministre de la Justice, chargé des Droits de l'Homme, afin de l'épauler à éradiquer : - Les abus de Pouvoir - Les exécutions sommaires - Les morts mystérieux - Et les autre atrocités Et à réglementer, en complétant les textes juridiques nationaux, par des clauses pénales sur : - Les crimes contre l'être humain - et surtout contre l'impunité.

------------------------------------------------------- Sommaire ---------------------------------------------------------