LA
LIGUE DJIBOUTIENNE DES DROITS HUMAINS
L.D.D.H
e-mail
: noel_lddh@yahoo.fr
http:/www.ardhd.org/français/lddh.htm
Diffusion d'Information n° 5/LDDH/00 du 7 septembre
2000.
Affaire
Pinochet
ou le début de la fin
de l'impunité des hommes des régimes dictatoriaux.(suite)
Dans l'unique
objectif de faire évoluer les mentalités et les réactions
de peur face à la dictature en générale et afin
de participer à l'Information et à Formation en matière
des droits de l'homme, la LDDH publie dans cette diffusion la suite,
sur l'Affaire du général Pinochet qui va être jugé
dans son propre pays le Chili.
Cette chronologie
ci-dessous ainsi que l'article qui suit ont été extraits
d'un rapport d'Amnesty International.
LE COMBAT CONTRE
L'IMPUNITE : L'AFFAIRE PINOCHET
Juillet 1996
- Les premières plaintes déposées au pénal
contre Augusto Pinochet pour faits de génocides et terrorisme
sont transmises à l'Audience nationale.
Février
1997
- Des enquêtes judiciaires sont ouvertes en Espagne sur les violations
des droits humains dont des ressortissants espagnols auraient été
victimes au Chili sous le gouvernement militaires du général
Augusto Pinochet, et sur les violations commises dans le cadre de l'opération
Condor. Les charges retenues, qui s'apparentent à des crimes
contre l'humanité.
Octobre 1998
- Les juges espagnols Manuel Garcia-Castellon et Baltasar Garzon Real
adressent une commission rogatoire aux autorités britanniques
afin qu'Augusto Pinochet soit interrogé.
- Augusto Pinochet fait l'objet de mandats d'arrêt provisoires
délivrés par un juge britannique. Il est placé
en garde à vue à Londres.
1/7
- Le juge Baltasar Garzon décerne un mandat d'arrêt international
contre Augusto Pinochet en préalable à la demande d'extradition.
- On apprend l'ouverture d'informations judiciaires aux Etats-Unis,
en Italie, en Luxembourg, en Norvège et en Suède.
- Les avocats d'Augusto Pinochet forment un recours devant la Haute
Cour de justice britannique contre la détention de leur client.
- La Haute Cour britannique juge qu'Augusto Pinochet, en sa qualité
d'ancien chef d'Etat, n'est pas susceptible d'être extradé
ni poursuivi pour les chefs de meurtre, torture, " disparition
", détention illégale et transfert forcé commis
à grande échelle.
- Le parquet britannique fait de la décision de la Haute Cour
et obtient que l'affaire soit renvoyée devant la Chambre des
Lords.
Novembre 1998
- Le gouvernement espagnol présente officiellement aux autorités
britanniques une demande d'extradition d'Augusto Pinochet afin que ce
dernier soit jugé en Espagne pour crimes de génocide,
de terrorisme, d'enlèvement, de torture et de " disparitions
", et pour entente en vue de commettre ces crimes.
- A leur tour, les gouvernements suisse et français déposent
une demande d'extradition auprès des autorités britanniques.
- Le Comité des Nations unies contre la torture recommande au
gouvernement britannique de faire en sorte que l'affaire Pinochet "
soit déférée au parquet en vue de déterminer
si un procès est réalisable, et, le cas échéant,
que des poursuites criminelles soient engagées en Angleterre
si la décision de ne pas l'extrader était prise ".
Le Comité demande également une modification de la législation
britannique, qui est en contradiction directe avec la Convention des
Nations unies contre la torture et d'autres peines ou traitements cruels,
inhumains ou dégradants, dans la mesure où elle accorde
l'immunité aux chefs d'Etat et permet aux personnes poursuivies
pour actes de torture d'invoquer " l'autorisation de la loi "
comme moyen de défense.
- Le Judicial Committee (Comité judiciaire) de la Chambre des
Lords, qui est la plus haute juridiction britannique, annule la décision
de la Haute Cour. Par trois contre deux, les Laws Lords (Lords juges)
déclarent que sa qualité d'ancien chef d'Etat ne met pas
Augusto Pionchet à l'abri des poursuites, une décision
qui ouvre la voie à une possible extradition d'Augusto Pinochet
vers l'Espagne afin qu'il soit jugé pour massacres, terrorisme
et torture. La décision définitive quant à l'ouverture
de la procédure d'extradition incombe alors au ministre britannique
de l'Intérieur Jack Straw.
Décembre 1998
- Le gouvernement belge présente une demande d'extradition aux
autorités britanniques.
- A la veille du 50e anniversaire de la Déclaration universelle
des droits de l'homme, le ministre de l'Intérieur britannique
décide d'ordonner l'ouverture de la procédure d'extradition.
- La décision
des Lords juges est cassée après que la composition du
Comité judiciaire de la Chambre des Lords eut été
remise en cause, en raison des liens existant entre l'un des juges et
Amnesty International Charity Limited. Un nouveau collège de
sept Lords juges devra examiner à nouveau le dossier Pinochet
en janvier 1999.
- Augusto Pinochet demeure sous surveillance policière au Royaume-Uni
pendant que la procédure judiciaire suit son cours.
Janvier 1999
- De nouvelles audiences ont lieu devant la Chambre des Lords. Amnesty
International, la Fondation pour les soins aux victimes de torture,
le Redress Trust, Mary Ann et Juana Francisca Beausire, la britannique
sheilla Cassidy, victime de tortures et l'Association des familles de
détenus " disparus " au Chili sont autorisés
à participer en tant que tiers, ainsi que, d'ailleurs, le gouvernement
chilien.
Mars 1999
- Par une majorité de six voix contre une, les Lords juges déclarent
qu'Augusto Pinochet ne peut bénéficier de l'immunité
pour les actes de torture commis quand il était chef d'Etat et
qu'il peut être extradé, mais seulement pour les crimes
de torture et d'entente en vue de commettre des actes de torture qui
auraient été perpétrés après le 8
décembre 1988 - date à laquelle la Convention de l'ONU
contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains
ou dégradants est devenue contraignante pour le Chili, l'Espagne
et le Royaume-Uni. Bien que tous les autres chefs d'accusation aient
été abandonnés, les Lords juges précisent
dans leur jugement que, sous le gouvernement du général
Augusto Pinochet, " des actes de barbarie épouvantables
ont été commis au Chili et ailleurs dans le monde : actes
de torture, meurtres et disparitions inexpliquées, tout cela
sur une grande échelle "
- Les Lords juges estiment que le ministre de l'Intérieur britannique
peut autoriser la procédure d'extradition à suivre son
cours sur la base des charges retenues, dont le nombre a ainsi été
réduit.
- Le Comité des droits de l'homme de l'ONU fait savoir que la
Loi d'amnistie de 1978 en vigueur au Chili viole le droit de disposer
d'un recours utile et
qu'elle est incompatible avec l'obligation faite aux Etats d'enquêter
sur les violations des droits humains.
Avril 1999
- Le ministre de l'Intérieur britannique autorise une nouvelle
fois la procédure d'extradition à suivre son cours. Les
audiences prévues dans le cadre de cette procédure sont
fixées à septembre.
Août 1999
- La 5e chambre de la cour d'appel de Santiago refuse de faire droit
à une requête demandant qu'Augusto Pinochet ne soit pas
exclu de l'enquête menée sur le meurtre de 72 personnes
tuées en 1973 dans le cadre de l'opération " Caravane
de la mort ". Dans son arrêt, la cour déclare qu'aux
termes de l'article 58 de la Constitution chilienne l'immunité
parlementaire dont bénéficie Augusto Pinochet place ce
dernier à l'abri de toute enquête de ce type.
Septembre 1999
- Au cours de l'année qui a suivi l'arrestation d'Augusto Pinochet,
40 actions en justice ont été engagées contre lui
devant des tribunaux chiliens.
- Les audiences sur la procédure d'extradition visant Augusto
Pinochet s'ouvrent au Royaume-Unie devant le juge Roland Bartle , du
tribunal de première instance de Bow Street. Il s'agit de déterminer
si Augusto Pinochet peut être extradé pour les 35 cas de
crimes de torture ou entente en vue de commettre des actes de torture
commis après le 8 décembre 1988, et pour les cas de torture
découlant de 1198 " disparitions " soumis par le juge
espagnol Baltasar Garzon.
Octobre 1999
- Le juge Bartle ordonna la poursuite de la procédure d'extradition.
Il insiste sur le fait que la procédure contre Augusto Pinochet
ne vise pas à établir la culpabilité ou l'innocence
de l'intéressé, mais à déterminer si les
conditions sont réunies pour ordonner son placement en détention
dans l'attente que le ministre de l'Intérieur prenne sa décision.
Le juge Bartle constate que les informations qui lui ont été
transmises sur des accusations portant sur des faits survenus après
le 8 décembre 1988 " sont constitutives d'agissements assimilables
à des actes de torture et à une entente en vue de commettre
des actes de torture ", pour lesquels Augusto Pinochet " ne
bénéficie d'aucune immunité ". En ce qui concerne
les cas de " disparition ", le juge estime que les répercussions
sur les familles " peuvent s'apparenter à de la torture
mentale ".
- Le gouvernement chilien demande aux autorités britanniques
de faire procéder à des examens médicaux sur la
personne d'Augusto Pinochet dans la perpective d'une éventuelle
libération pour raisons humanitaires.
- Les avocats d'Augusto Pinochet font appel de la décision du
juge en sollicitant une ordonnance d'habeas corpus.
Novembre 1999
- A la suite d'une demande de libération pour des raisons de
santé présentée par le gouvernement chilien, le
ministère de l'Intérieur britannique requiert des examens
médicaux indépendants pour Augusto Pinochet.
- L'Audience nationale espagnole fait obstacle, pour la troisième
fois, aux tentatives du Bureau du procureur général et
du ministère public espagnols de mettre un coup d'arrêt
à la procédure engagée contre Augusto Pinochet
en Espagne. L' Audience nationale réaffirme la compétence
des tribunaux espagnols et autorise le juge Balstar Garzon à
poursuivre ses investigations.
Décembre 1999
- Deux juges de la Haute Cour fixent à mars 2000 la date de l'audience
au cours de laquelle devra être examiné le recours formé
par Augusto Pinochet contre la décision du juge Bartle.
L'affaire Pinochet
Les proches de
ceux qui ont " disparu "ou ont été exécutés
de façon extrajudiciaire sous le gouvernement militaire du général
Augusto Pinochet attendent toujours de savoir ce qui est arrivé
aux êtres chers qu'ils ont perdus.
De même,
les milliers de personnes arrêtées arbitrairement, torturées
ou exilées attendent que justice leur soit rendue. Or, la plupart
des responsables chiliens qui, au sein de l'appareil d'Etat, ont outrepassé
leurs fonctions en ordonnant et en commettant des violations des droits
humains sous le régime militaire (en place de 1973 à 1990)
demeurent impunis.
Le 16 octobre 1998, Augusto Pinochet était arrêté
au Royaume-Uni. A la fin de l'année 1999, il se trouvait toujours
en détention, attendant que la justice britannique se prononce
sur son sort. Son arrestation a donné lieu à un certain
nombre d'avancées positives en matière d'application et
d'interprétation du droit international relatif aux droits humains.
Certains principes fondamentaux ont été réaffirmés,
comme l'universalité de la juridiction et le principe qui interdit
aux anciens chefs d'Etat accusés de certains crimes, notamment
de crimes contre l'humanité et de crimes de torture, de bénéficier
de l'immunité.
Le 11 septembre 1973, le général Augusto Pinochet accédait
au pouvoir au Chili à la faveur d'un coup d'Etat sanglant. Immédiatement,
la junte militaire mise en place par ses soins s'est lancée dans
un vaste programme de répression : les garanties constitutionnelles
ont été suspendues, le Congrès a été
dissous et l'état de siège décrété
sur l'ensemble du territoire. La torture est devenue une pratique systématique
et les " disparitions " une véritable politique institutionnelle.
C'est en novembre 1974, à l'issue d'une mission de recherche
effectuée au Chili dans les premiers mois qui ont suivi le coup
d'Etat, qu'Amnesty International a rendu public son premier rapport
consacré aux violations flagrantes des droits humains commises
dans ce pays. Depuis lors, l'Organisation a publié des centaines
de documents et d'appels en faveur des victimes, qu'elle a soutenues
ainsi que leurs proches dans leur combat pour la vérité
et la justice. On ignore toujours ce qu'il est advenu de la plupart
de ceux qui ont " disparu " au Chili pendant le régime
militaire. Toutefois, des preuves accablantes montrent qu'ils ont été
victimes d'un plan gouvernemental visant à éliminer toute
personne perçue comme opposant.
Au fil des longues recherches menées par les proches, des restes
humains ont été découverts dans des charniers,
et des centaines d'anciens détenus ont fait
des déclarations confirmant que les " disparus " étaient
en fait passés par des centres de détention.
Après le retour à un régime civil, en 1990, deux
institutions ont été créées pour permettre
de faire la vérité sur les " disparitions ",
les exécutions extrajudiciaires et les décès des
suites de tortures imputables à des agents de l'Etat. La Comision
Naional de Verdad y Reconciliacion (Commission nationale pour la vérité
et la réconciliation) qui lui a succédé, ont recensé
plus de 3000 cas de personnes victimes d'atteintes à leurs droits
fondamentaux.
Cela fait plus de vingt-cinq ans qu'au Chili les proches des victimes
luttent pour que justice soit faite et pour que la vérité
soit enfin établie. Ils se sont heurtés à différents
mécanismes mis en place dans le but de garantir l'impunité
des responsables et d'empêcher toute véritable enquête
judiciaire sur le territoire chilien. Le gouvernement du président
Eduardo Frei Ruiz-Tagle a utilisé tous les moyens en son pouvoir
pour obtenir la libération d'Augusto Pinochet et favoriser son
retour au Chili, et lui épargner ainsi un procès en Espagne.
Pour se justifier, le gouvernement chilien a déclaré agir
au nom de la souveraineté nationale, du droit des chiliens à
régler eux-mêmes leurs comptes avec leur passé,
et de la réconciliation nationale.
Les autorités chiliennes n'ont cessé d'affirmer qu'Augusto
Pinochet pouvait être jugé au Chili, mais elles n'ont rien
fait pour supprimer les obstacles qui empêchent la tenue d'un
tel procès. Parmi ces derniers, il convient de citer en premier
lieu l'immunité parlementaire dont jouit Augusto Pinochet en
sa qualité de sénateur à vie, le fait que les membres
et ex-membres des forces armées accusés de violations
relèvent de la justice militaire, et l'application de la Loi
d'amnistie par les juridictions civiles et militaires.
Les crimes commis au Chili entre le 11 septembre 1973 et le 10 mars
1978 sont couverts par la Loi d'amnistie de 1978 instituée par
décret par le général Augusto Pionchet, alors président
du Chili. Bien que la Cour suprême chilienne se soit prononcée
favorablement sur la constitutionnalité de cette loi, la Commission
interaméricaine des droits de l'homme et le Comité des
droits de l'homme de l'ONU l'ont pour leur part déclarée
incompatible avec les obligations du Chili au regard du droit international.
La Loi d'amnistie, que seul le Congrès peut annuler, garantit
de fait l'impunité à toutes les personnes responsables
de violations systématiques et massives des droits humains, et
elle constitue toujours un obstacle majeur à la poursuite en
justice d'Augusto Pinochet au Chili.
Les crimes contre l'humanité perpétrés au Chili
à partir de 1973 sont soumis au principe de la juridiction universelle.
Ce principe est reconnu en droit international depuis la création
du Tribunal militaire international de Nuremberg, dont le champ d'application
recouvre les crimes contre l'humanité, quel que soit le lieu
où ils ont été commis. Les principes énoncés
dans la Charte et le jugement du Tribunal de Nuremberg ont été
reconnus en 1946 par l'Assemblée générale des Nations
unies comme étant des principes du droit international. De même,
la torture est considérée au regard du droit international
comme un crime, soumis au principe de la juridiction universelle.
L'information judiciaire ouverte en Espagne par l'Audience nationale
(la plus haute juridiction pénale du pays) à la demande
de victimes et de proches de victimes, la demande d'extradition déposée
officiellement par le gouvernement espagnol à l'encontre d'Augusto
Pinochet, et la décision de la Chambre des Lords
britannique de considérer que sa qualité d'ancien chef
d'Etat ne lui garantissait pas l'immunité, tout cela constitue,
dans le domaine de la défense des droits humains, des avancées
qui sont parmi les plus importantes réalisées depuis la
Déclaration universelle des droits de l'homme en 1948.
La décision de juge britannique Ronald Bartle , du tribunal de
première instance de Bow Street (Londres), d'autoriser la procédure
d'extradition d'Augusto Pinochet à suivre son cours, représente
une nouvelle étape vers la reconnaissance du principe de juridiction
universelle comme étant applicable aux cas de violations des
droits humains et du principe de l'universalité des normes internationales
relatives aux droits humains. Le juge a considéré que
les répercussions d'une " disparition " sur les proches
de la victime pouvaient être assimilées à de la
torture mentale, tout en laissant le soin d'en décider au tribunal
saisi de l'affaire en Espagne.
Les mécanismes internationaux se rapportant aux droits humains
ont à cet égard une définition toute prête.
En effet, l'article 1(2) de la Déclaration de l'ONU sur la protection
de toutes les personnes contre les disparitions forcées, adoptée
en décembre 1992, dispose que : " Tout acte conduisant à
une disparition forcée[
] cause de graves souffrances à
la victime elle-même, et à sa famille.
Il constitue une violation des règles du droit international,
notamment celles qui garantissent [
] le droit de ne pas être
soumis à la torture ni à d'autres peines ou traitements
cruels, inhumains ou dégradants ".
La cour interaméricaine des droits de l'homme, la Cour européenne
des droits de l 'homme, le Comité des droits de l'homme de l'ONU
et la Commission interaméricaine des droits de l'homme considèrent
tous qu'une " disparition " constitue en soi une violation
du droit des proches de la victime de ne pas être soumis à
la torture ou à des mauvais traitements. L'affaire Pinochet a
montré que le droit international n'était pas qu'une série
de textes dont on pouvait ne pas tenir compte, mais bien un mécanisme
essentiel à la protection des individus. Les jugements rendus
par les tribunaux britanniques ont créé un précédent
très important pour l'avenir des droits humains. Ils ont aussi
offert une raison d'espérer à toutes les victimes et aux
proches de victimes qui continuent à réclamer justice.
Commentaires
de la LDDH
Cette diffusion fait suite à la précédente diffusion
n°4/LDDH sur Pinochet.
Nous avons reproduit
ci-dessus des passages d'un rapport d'Amnesty International .
Nous sommes profondément
persuadés que le " combat contre l'impunité "
est vraiment un combat de tous les jours, un combat qui demande beaucoup
de courage et d'abnégation. C'est un combat noble.
Dans " le combat contre l'impunité : Affaire Pinochet "
Amnesty International nous a dressé une chronologie parfaite
et nous montre par là que pour chaque affaire, le combat contre
l'impunité nécessite en priorité l'établissement
d'une chronologie détaillée pour chaque cas de délit
contre la personne humaine, pour chaque dictateur, pour chaque tortionnaire,
pour chaque personne impliquée dans les détournements
des deniers publics ou dans la propagation du " cancer " de
la corruption, car la corruption tue. Bref, il faut réussir à
établir une fiche signalétique pour chaque personne qui
opère se croyant couvert par l'impunité.
Pour plus amples
informations sur le comment constitué un dossier, vous pouvez
vous adresser à :
AMNESTY INTERNATIONAL
INTERNATIONAL SECRETARIAT
1 Easton Street, London WC1X ODW, United Kingdom
Tel : Int. Code :44 (20) 7413 5500. UK Code : 020 7413 5500. Fax : Int.
Code 44 (20) 7956 1157. UK Code : 020 7959 1157
E-Mail : amnestyis@amnesty.org
Web :http://www.amnesty.org
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