NOTE D’INFORMATION N° 17/01/LDDH du 2 AOUT 2001
02/08Que dit l’Accord du 12/05/01 sur le multipartisme . . .
L’Accord entre le FRUD et le GOUVERNEMENT ne dit rien de positif sur la Démocratie, n’apporte rien pour le multipartisme...
Suite aux observations des amis, des membres des Défenseurs des Droits de l’Homme, le Président de la LDDH reconnaît que la Note d’Information du 21 juillet 2001 peut paraître touffue et longue. En effet , elle contient trop de précisions en même temps .
Ces observations critiques méritent remerciements et l’établissement
de cette nouvelle Note plus courte et plus claire .
I) La Constitution depuis 1992 autorise par son article 6 le
Multipartisme intégral. La Loi de 1992 sur les partis politiques autorise
le Multipartisme.
Le 4 septembre 1992 les électeurs djiboutiens ont été consultés par Référendum.
Ce Référendum avait porté sur deux votes .
Un vote sur la Constitution djiboutienne, qui autorise pour la première
fois le Multipartisme intégral.
Un autre vote pour limiter à 4 les Partis Politiques sur une période
de 10 ans.
Ce dernier vote sur la limitation des Partis Politiques à 4 est nul, et
juridiquement cette limitation n’existe pas, car le Président de la République
n’avait pas promulgué et publié dans le Journal Officiel
l’Ordonnance, qui devrait ordonner l’application de cette limitation
des Partis Politiques.
Pour qu’une Loi soit applicable, pour qu’une Loi soit exécutoire,
il faut que cette Loi soit promulguée et publiée dans le Journal
Officiel.
Seule la Constitution a été promulguée par l’Ordonnance n°) 92-0102/PRE du 15/09/92. La Constitution a été intégralement publiée dans le Journal Officiel .
II) Quelques questions importantes
Les premières questions que l’on doit se poser sont :
Pourquoi
ce silence, pourquoi bloquer et refuser à faire progresser une
réelle Démocratie dans notre pays, une réelle Démocratie tant
revendiquée par les combattants djiboutiens pour la Justice politique, la
Démocratie tant attendu par le peuple djiboutien ?
C’était
encourageant d’entendre le Président Ahmed Dini, lors des Etats Généraux
sur la Justice. C’était réconfortant, lorsque le Président Dini avait
avec fermeté dénoncé le clonage des Partis Politiques, le
clonage des Fédérations Syndicales. Mais alors pourquoi les négociateurs
du Frud-armé n’ont-ils pas réussi à imposer ou à convaincre le
Gouvernement de l’urgence de l’abolition du clonage des Partis du PND
et du PRD, de l’urgence de l’abolition du clonage des Fédérations
Syndicales UDT et UGTD ?
Est-ce
que les négociateurs du Frud-armé ont perçu une contrepartie politique
en acceptant le principe du clonage ? Est-ce que cette contrepartie
consiste à accorder, lors des élections législatives de 2002, les sièges
des députés du Nord au Frud-armé, les siéges des députés du Sud et
de la capitale au RPP Parti actuellement au Pouvoir ?
Si
cette contrepartie existe alors il suffit tout simplement de reconnaître :
le maintien de la politique foncièrement dictatoriale, le maintien de la
politique du Parti Unique(à deux), avec le recentrage d’un équilibre
ethnico-tribal
NOTA BENE
Il
est important, il est de notre devoir d’aider le/la citoyen/ne
djiboutien/ne à bien connaître ses Droits, à bien connaître ses Droits
politiques . Dans cet esprit, les Défenseurs des Droits de l’Homme
sont à la disposition des citoyens djiboutiens . Voici quelques
articles de la Loi n°)1/AN/92/2el relative
aux Partis Politiques.
La
LDDH diffusera prochainement la totalité de cette Loi du 15 septembre
1992.
Article
1 Objet des Partis Politiques.
Les partis politiques ont pour objet, dans le respect de la Constitution
et des principes de souveraineté nationale et
de démocratie,
de regrouper les
citoyens djiboutiens dans
un but non lucratif, afin de concourir
à l’expression du suffrage universel par des moyens démocratiques et
pacifiques.
Les partis politiques sont obligatoirement constitués sous formes
d’associations de droit djiboutien, et
soumis en outre aux dispositions de la présente loi .
Article
7 Sur
l’interdiction du « clonage »
Un parti politique ne peut adopter l ‘appellation d’un parti
ayant déjà reçu le
récépissé de la déclaration.
Il ne peut se servir, pour sa propagande des titres ou appellations déjà utilisées par un autre partis politiques