Amère Victoire de lUMP...Décevante Victoire de lUAD
! Daprès les Observateurs Internationaux :
« Manque dadéquation entre le Corps électoral et les Listes électorales ! »
Les Non Votants représentent 52% du « Grand Electorat Djiboutien » !
Plus de la Moitié des Electeurs Djiboutiens ont dit NON !
Le Coup dEtat Electoral (dettes criardes) dans la Région de Tadjourah confirme le fameux concept :
« de gré ou de force, tout le Pouvoir est à moi » ; signe dune politique foncièrement dictatoriale.
LAssemblée nationale djiboutienne demeure monochrome
I ) Sur les élections du vendredi 10 janvier 2003.
Des élections législatives se sont déroulées vendredi
dernier en République de Djibouti, ou plus exactement sur lensemble
des cinq circonscriptions, à savoir :
la capitale Djibouti et les Régions :
dAli Sabieh, - de Dikhil, - dObock, - de Tadjourah.
Les Partis Politiques entrés en lice se sont regroupés en deux
Unions distinctes à savoir (par ordre alphabétique) :
Union pour lAlternance Démocratique UAD composée de quatre Partis politiques dénommés :
- Alliance Républicaine pour le Développement (ARD)
- Mouvement pour le Renouveau Démocratique (MRD)
- Parti Djiboutien pour le Développement (PDD)
- lUnion pour la Démocratie et la Justice (UDJ).
Union pour la Majorité Présidentielle UMP composée de quatre Partis politiques dénommés :
- Front pour la Restauration de lUnité et de la Démocratie
(FRUD)
- Parti National Djiboutien (PND)
- Parti Populaire Social-Démocrate (PSD)
- Parti du Rassemblement Populaire pour le Progrès (RPP).
II ) Rappel de quelques points forts.
1°) sur le multipartisme.
Pendant pratiquement dix ans et dune manière abusive, sans aucune base juridique écrite, avec toutes les conséquences anticonstitutionnelles, le
multipartisme intégrale fut sciemment interdit et malheureusement pour les Partis Politiques en gestations les Accords de Paix du 12 mai 2001 ont, sans fondement,
entériné ces violations flagrantes sur la libre constitution des Partis Politiques.
Enfin depuis le 4 septembre 2002 ces violations arbitraires ont cessé
et les Partis politiques ont pu normalement se constituer.
Cest ainsi que cinq nouveaux Partis Politiques ont été créés
: lARD ; lUDJ ; le PSD, le PDD, le MRD, ont vu le jour à
quelques semaines avant louverture de la
campagne des élections législatives .
Cinq nouveaux Partis Politiques ont pu, in extremis, participer à part entière aux élections législatives, certes avec des retards bloquant ainsi leur pleine participation à
lorganisation et à toutes les opérations préparatoires des élections législatives, en particulier et tout au moins à la révision des listes électorales, car franchement ce
nest pas en 90 jours, ce nest pas à trois mois du jour du scrutin que lon peut tout faire, tout réaliser. Nest-ce pas ?
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) na pas été
associée, ni saisie, durant la campagne, ou lors du scrutin.
Il est donc difficile à la LDDH de faire des commentaires sur les différentes
anomalies, mais elle se contentera, tout simplement à faire des observations sur
les chiffres publiés assorties de souhaits .
2ème) Les chiffres parlent deux-mêmes.
| Région | Inscrits | Absentions | UMP | UAD |
| Djibouti | 96258 | 48,2% | 55, 07% | 44,93% |
| Obock | 20861 | 64,4% | 61,5% | 38,4% |
| Tadjourah | 20861 | 55,2% | 62,2% | 37,7% |
| Dikhil | 31254 | 44,6% | 85,6% | 14,36% |
| Ali Sabieh | 19077 | 77% | 60% | 38% |
| Total | 178799 | 52% | 62,2% | 36,9% |
Sur le nombre total des électeurs inscrits sur lensemble des listes électorales : lUnion de la Majorité Présidentiel (en écrasante majorité
composée des membres du Parti au Pouvoir depuis lindépendance Parti Politique), lUMP a obtenu : 53293/178799 = 29,80%
LUnion au Pouvoir, à notre avis, est loin de représenter la volonté populaire, léquipe des parlementaires officialisée par le Conseil Constitutionnel est loin
dêtre représentative et ces parlementaires peuvent, dores et déjà, et dans la pratique des résultats, peuvent être considérer comme mal élus .
Avec que 29,80% du grand électorat djiboutien on nest pas digne
de se considérer comme élu du peuple, on nest plus en mesure
de
prendre des décisions au nom du peuple.
Il ne reste plus quà casser lensemble de ces élections législatives du 10 janvier 2003.
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) encourage toutes les initiatives tendant à casser ces élections et demande, au préalable,
quune totale refonte des listes électorales soit rapidement faite avec la pleine participation de tous les Partis Politiques constitués et en
présence dobservateurs nationaux et internationaux tels que les
Défenseurs des Droits de lHomme.